ASSOCIATION  POUR LA PROTECTION

DU LAC TAUREAU inc.

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MƒMOIRE

 

soumis ˆ la Commission d'amŽnagement de la MRC de Matawinie

dans le cadre de la consultation publique sur le

 

SchŽma d'amŽnagement et de dŽveloppement

(second projet)

 

Juin 2006

 

 

PrŽsentation de lÕAssociation pour la protection du lac Taureau (APLT)

 

L'Association pour la protection du Lac Taureau (ÒAPLTÓ) rŽunit rŽsidants et villŽgiateurs installŽs sur les rives du rŽservoir et de ses affluents et compte environ  200 membres.  Comme son nom lÕindique, sa mission est de servir de chien de garde en vue de protŽger non seulement l'environnement autour du lac, mais aussi la qualitŽ de vie des rŽsidants et villŽgiateurs.

 

Notre intervention

 

Le schŽma d'amŽnagement et de dŽveloppement proposŽ par la MRC de Matawinie couvre l'ensemble des municipalitŽs qui la composent. Il s'appuie sur une Žtude  trs dŽtaillŽe et, en recensant les acquis et en Žvaluant les potentiels de chacune de ces municipalitŽs, n'hŽsite pas ˆ identifier les obstacles et dysfonctionnements nuisibles au dŽveloppement. L'analyse ainsi que lÕensemble  des actions proposŽes refltent une grande cohŽrence d'orientation et s'appuient sur des argumentaires solides.

 

La prŽsentation du prŽsent mŽmoire ne signifie pas que l'APLT ait pu effectuer une Žtude dŽtaillŽe du  document dans son ensemble, mais traduit la volontŽ de notre association de se concentrer sur les problmes trs spŽcifiques de la protection du Lac Taureau .

 

Aprs la lecture des trois fascicules du Second projet du SchŽma d'amŽnagement rŽvisŽ , l'APLT doit faire Žtat d'un certain nombre d'inquiŽtudes.

 

1.         Premire inquiŽtude :  La "grande affectation rŽcrŽative" du Bassin du Taureau

 

La surface des plans d'eau ayant ŽtŽ choisie pour dŽpartager leurs affectations prioritaires, le Bassin du Taureau (plus de 500 ha) a ŽtŽ placŽ dans la catŽgorie des "grandes affectations rŽcrŽatives", l'affectation prioritaire de villŽgiature Žtant rŽservŽe aux lacs de moindre Žtendue. Au Taureau, elle se trouve au rang d'"usage complŽmentaire". La diffŽrence n'est pas anodine. En effet, une affectation prioritaire rŽcrŽative risque de heurter les objectifs prioritaires de l'APLT, c'est ˆ dire la protection du Lac Taureau – en tant que milieu naturel et paysage, s'entend – et le maintien de la qualitŽ de vie des rŽsidants et villŽgiateurs de la zone riveraine.

 

Les activitŽs rŽcrŽatives et, ˆ plus forte raison, le dŽveloppement rŽcrŽo-touristique se traduisent par des occupations plus ou moins intensives du sol et du plan d'eau. Ils affectent, par consŽquent, les milieux naturels tant terrestres qu'aquatiques, ˆ la fois par l'implantation accrue d'infrastructures touristiques  et par l'augmentation de l'achalandage humain. Sans vouloir prŽtendre que la villŽgiature prŽsente un bilan reluisant quant au respect de l'environnement naturel et de la tranquillitŽ des voisins (nous y reviendrons), on ne peut nier qu'un parti-pris pour le dŽveloppement rŽcrŽotouristique annonce un accroissement considŽrable d'une population touristique transitoire et le risque d'une pression accrue tant sur l'environnement naturel que sur la qualitŽ de vie des riverains.

 

Le SchŽma d'amŽnagement et de dŽveloppement reconna”t d'emblŽe que les activitŽs rŽcrŽatives et les prioritŽs de la villŽgiature sont gŽnŽralement difficilement conciliables. Tout en classant la villŽgiature comme "affectation complŽmentaire", le SchŽma n'en nŽglige pas pour autant ses besoins spŽcifiques. Il propose des correctifs et des mesures prŽventives auxquels l'APLT souscrit sans la moindre hŽsitation. Ainsi lÕAPLT apprŽcie que le SchŽma se dŽclare dŽterminŽ ˆ exiger une sŽparation (ou Ç sŽgrŽgation È) suffisante, par zones-tampons, entre activitŽs rŽcrŽatives et secteurs de villŽgiature, ˆ exiger aussi une protection rigoureuse des paysages (au risque de contrarier certains intŽrts forestiers ou immobiliers), et ˆ exiger enfin la crŽation et le respect de rglements portant tant sur la protection des rives et autres sites naturels que sur le comportement des vŽhicules et embarcations motorisŽs.  Depuis des annŽes, en fait, l'APLT rŽclame que les lotissements riverains, qu'ils soient ˆ destination rŽcrŽative ou rŽsidentielle, prŽservent des "poches de milieux naturels" au lieu de rogner les rives en lignes continues. Elle se bat aussi, depuis des annŽes, pour que les autoritŽs municipales et provinciales appliquent avec rigueur les rglements existants qui rŽgissent la prŽservation de la vŽgŽtation riveraine et des milieux humides, la salubritŽ des plages et les dŽboisements.

 

Il est ˆ noter quÕen ce moment mme, lÕAPLT s'oppose ˆ la crŽation d'un centre de ski alpin dont les pistes dŽfigureraient les flancs de montagnes donnant sur le lac et dont le financement, selon les promoteurs, devrait tre assurŽ par un dŽveloppement rŽsidentiel sur la rive. LÕAPLT ne peut donc qu'applaudir aux principes d'organisation proposŽs par la MRC sur lesquels elle ne manquera pas de s'appuyer en dŽfendant sa position  sur ce dossier particulier.

 

Pourtant, des inquiŽtudes subsistent. On peut s'interroger, par exemple, sur les possibilitŽs de rŽparer les horreurs infligŽes aux bords du Taureau au mŽpris de tous les rglements existants : la dŽgradation des rives, l'apparition de campings-bidonvilles qui anŽantissent tout ce qui pourrait tre qualifiŽ de "paysage" (nous allons y revenir).

 

L'APLT s'interroge aussi sŽrieusement sur la portŽe de correctifs comme celui de la "sŽgrŽgation" des secteurs o se dŽploient les activitŽs rŽcrŽatives de ceux de la villŽgiature, car les villŽgiateurs sont ˆ la recherche d'isolement et de calme, ce qui nÕest pas compatible avec les sports motorisŽs qui, selon l'aveu mme du SchŽma, fournissent la clientle principale du p™le rŽcrŽotouristique du Taureau.  En effet,  bateaux ˆ moteurs,  motoneiges, VTT et motos risquent de se dŽplacer au mŽpris de toutes les sŽgrŽgations. Un tel problme est particulirement prŽoccupant en ce qui concerne la sŽcuritŽ nautique, Žtant donnŽ que la demande d'obtention d'une vŽritable rŽglementation (de compŽtence fŽdŽrale), est toujours refusŽe par la municipalitŽ sous prŽtexte qu'un code Žthique suffirait pour assurer des comportements sŽcuritaires. 

 

En quelques mots, ˆ c™tŽ de la crainte d'une possible prolifŽration de campings-bidonvilles, c'est ˆ cause des sports motorisŽs que la "grande affectation rŽcrŽative" du Bassin du Taureau inquite les rŽsidents et villŽgiateurs du lac Taureau.  Par contre, si  l'affectation rŽcrŽative prioritaire pouvait entra”ner un dŽveloppement de la randonnŽe pŽdestre ou en vŽlo,  lÕorganisation de compŽtitions de natation ou de rŽgates de voiliers, nous sommes certains que les habitants accueilleraient avec plus de sŽrŽnitŽ la "grande affectation rŽcrŽative"  du Bassin Taureau.

2.         Seconde inquiŽtude : Le SchŽma d'amŽnagement et le vŽcu des municipalitŽs

 

            L'inquiŽtude que nous venons d'exprimer pourrait se rŽsumer ainsi : est-ce qu'au cas o le recours ˆ l'arbitrage reste la seule solution en face d'intŽrts inconciliables, la villŽgiature va tre  automatiquement  sacrifiŽe  au  rŽcrŽotourisme  au  nom  de  la  "grande  affectation rŽcrŽative" ? 

Cependant  le danger immŽdiat est ailleurs, et l'est depuis longtemps. En effet, une lecture rapide des trois fascicules du SchŽma peut laisser l'impression rassurante que tous ces principes d'encadrement et systmes de rglements bien coordonnŽs  pourront dorŽnavant protŽger lÕenvironnement naturel et la qualitŽ de vie et, en plus, donner les outils pour mettre dans le droit chemin les nombreux dŽlinquants en la matire: propriŽtaires de terrains, promoteurs immobiliers, organisateurs d'activitŽs rŽcrŽatives, usagers irresponsables, entreprises forestiresÉ Mais il faut rappeler que de nombreux principes et rglements ŽnoncŽs dans le  SchŽma ne sont que des projets, et quÕil existe dŽjˆ un grand nombre de tels rŽglements qui ne sont pas rigoureusement appliquŽs (qu'ils relvent, par exemple, du ministre de l'Environnement [ou DDEP] ou, et surtout, des municipalitŽs).

 

Sans pouvoir accuser les rŽdacteurs du SchŽma de fermer les yeux devant ce fait, on s'interroge quand mme sur les chances que cette situation puisse changer dans des dŽlais raisonnables, en d'autres termes, sur les chances que le SchŽma, ses orientations, principes d'encadrement et les rglements et pratiques qui les soutiennent, puissent tre imposŽs aux municipalitŽs. Le rŽsumŽ du SchŽma, qui a ŽtŽ distribuŽ au printemps, souligne le caractre souple de  la planification proposŽe, la nŽcessitŽ de lui donner "la capacitŽ de se transcrire facilement et avec justesse dans les plans et rglements d'urbanisme des municipalitŽs locales tout en leur permettant une marge de manÏuvre et en gardant le caractre particulier ainsi que les rŽalitŽs propres ˆ chacune d'elles".  Ë un autre endroit de l'Žtude[1] on fait mme appel au "vŽcu" des municipalitŽs dont celles-ci devront faire Žtat dans leur dŽveloppement dÕun milieu de vie de qualitŽ.

 

Ces termes permettent certes une grande diversitŽ d'interprŽtation.  Dans le cas du Lac Taureau cependant, il nous a toujours semblŽ que la marge de manÏuvre (en ce qui concerne l'application rigoureuse de la rŽglementation existante par la municipalitŽ) Žtait trop grande.

 

C'est donc lÕapplication des rglements qui a paru dŽficitaire,.  Dans le secteur du dŽveloppement rŽsidentiel par exemple,  l'APLT a rŽclamŽ un meilleur encadrement et une surveillance plus sŽvres essentiellement pour deux raisons: d'une part pour  empcher qu'au mŽpris des rglements existants, les constructions rŽsidentielles contribuent ˆ la dŽgradation des rives, et  d'autre part, pour Žviter que leur prolifŽration inconsidŽrŽe enlve au Lac Taureau ce caractre de nature sauvage qui avait incitŽ les rŽsidants et villŽgiateurs ˆ s'y installer.  DÕun ordre plus gŽnŽral, lÕAPLT insiste depuis plusieurs annŽes sur le fait quÕun dŽveloppement rŽsidentiel ou rŽcrŽotouristique intensif sur toute baie du lac Taureau  exerce une pression dangereuse sur l'Žcosystme. 

 

Il est par ailleurs regrettable que l'"Žcosystme" commence ˆ faire partie des rŽfŽrences obligŽes de tout discours se voulant Ç environnementalement correct È, au point de finir par tre un terme aussi galvaudŽ que l'est devenu le terme "dŽveloppement durable".  Il est d'autant plus nŽcessaire alors d'entreprendre enfin – comme l'APLT l'exige depuis longtemps – une Žtude d'impact indŽpendante afin d'Žvaluer les effets du dŽveloppement massif, tant rŽcrŽatif que rŽsidentiel, sur l'Žcosystme du lac Taureau.

 

            Il peut sembler rassurant que le SchŽma prŽvoit des limites au dŽveloppement du Lac Taureau, ˆ savoir un maximum de 30 % du pŽrimtre pour des fins d'utilisation publique ou commerciale, et d'un autre 30 % pour  la villŽgiature.  Ë l'instar des lacs destinŽs prioritairement ˆ la villŽgiature, 40 % des rives devront donc rester en Žtat de conservation [2].  Encore serait-il important de s'assurer que ces 40 % de rives intactes ne se trouvent pas relŽguŽs  dans leur totalitŽ aux contrŽes lointaines du rŽservoir,  paysages magnifiques accessibles aux seuls bateaux ˆ moteur de grande puissance.  Tout en reconnaissant qu'il faut Žviter un Žparpillement excessif des implantations rŽsidentielles, une partie des 40 % devrait tre affectŽe ˆ ces "poches de milieux naturels" ou "zones-tampons" qui procureront aux rŽsidants et villŽgiateurs non seulement un minimum de tranquillitŽ, mais Žgalement cette proximitŽ de la nature qu'ils ont recherchŽe.

 

            Ce qui a ŽtŽ dŽnoncŽ plus haut ˆ propos de certaines entreprises d'hŽbergement ou autres Žquipements touristiques vaut en grand partie aussi pour l'essor d'une certaine villŽgiature:  constructions trop prs du bord du lac, dŽboisement de la bande riveraine, intervention sur les rives pour crŽer des quais, des descentes de bateaux ou des zones assŽchŽes.  Pour qui en douterait : le "massacre des rives du Lac Taureau" a mme trouvŽ, tout rŽcemment,  son chemin dans les mŽdia.[3]  Le mouvement de dŽnonciation semble s'amorcer en annonant que cette "Žtoile montante du rŽcrŽotourisme en Matawinie" est rŽellement en train de se dŽgrader, ce qui malheureusement ne l'empchera pas de continuer d'tre "perue comme la destination idŽale pour la randonnŽe motorisŽe sous toutes ses formes", en aggravant ainsi le processus de dŽgradation[4].  

 

 

3.         Troisime inquiŽtude :  LÕinterface avec le Plan dÕamŽnagement du Parc rŽgional

 

On pouvait s'interroger, tout au long de la lecture du SchŽma, sur la faon dont le Parc rŽgional du Lac Taureau allait s'articuler ˆ lÕintŽrieur de la planification gŽnŽrale de la MRC.  Cet aspect doit tre dŽtaillŽ dans le Plan d'amŽnagement et de gestion du Parc rŽgional, plan qui nous avait ŽtŽ annoncŽ et que nous attendons depuis des annŽes.  Le SchŽma semble indiquer qu'il n'est toujours pas prt, car ˆ propos des Parcs rŽgionaux il est dit que ces territoires feront l'objet d'une planification ŽlaborŽe conduisant ˆ un "Plan directeur", sujet ˆ l'aval de la MRC.  Nous prenons pour acquis que ce plan, qui prŽsentera enfin le dŽtail d'une planification permettant aux habitants du Bassin Taureau de s'y reconna”tre,  sera  lui aussi soumis ˆ une consultation. Ceci est d'autant plus important que le terme "Plan directeur" est particulirement mal choisi puisquÕil risque de crŽer une confusion avec le Plan directeur de la Chambre de commerce de Haute-Matawinie dont l'orientation et la teneur refltent les prŽoccupations d'une Chambre de commerce. et dont le processus de concertation ne peut tre considŽrŽ comme l'Žquivalent d'une consultation.

           

Ce point est sŽrieux, car l'APLT avait donnŽ son appui au projet de Parc rŽgional ˆ quelques conditions expresses dont une neutralitŽ et une transparence du processus dŽcisionnel et une participation ˆ une structure consultative.  Le "ComitŽ aviseur" qui avait semblŽ amorcer un fonctionnement en ce sens, ne donne plus signe de vie depuis longtemps.  LÕAPLT sÕinquite du  fait qu'en attendant  le "Plan directeur" (au lieu du Plan d'amŽnagement et de gestion aux termes de l'Entente sur le Parc rŽgional), ce qui est identifiŽ comme site d'intŽrt local et rŽgional ˆ l'intŽrieur du territoire du Parc fait donc objet "des mmes mesures de prŽservation que celles s'appliquant ˆ l'ensemble des territoires de la MRC". On se demande aussit™t : "desquelles mesures de prŽservation parle-t-on ?" –  de celles de  plans de dŽveloppement qui remontent ˆ des pŽriodes du sicle dernier o ni les connaissances scientifiques, ni les prŽoccupations environnementales nÕ empchaient des lotissements dŽlirants ? des rglements que certaines municipalitŽs ont tant de difficultŽs de faire respecter ?

 

Tout cela est trs inquiŽtant et ne peut tre interprŽtŽ comme un encouragement pour assurer un dŽveloppement harmonieux et respectueux des grands principes de prŽservation du caractre naturel et sauvage du lac Taureau et de ses abords..

 

 

Nos conclusions et recommandations

 

En fonction des commentaires prŽcŽdents, lÕAPLT se permet de formuler les recommandations suivantes :

 

a)-  Contr™le du respect des recommandations :

 

Puisque ce SchŽma dÕamŽnagement de la MRC ne constitue que des recommandations formulŽes ˆ lÕendroit des municipalitŽs et quÕaucune rŽglementation, ˆ notre connaissance, nÕoblige lesdites municipalitŽs ˆ les suivre, lÕAPLT estime quÕun processus de contr™le du respect de ces recommandations devrait tre instituŽ par la MRC.  Il serait en effet souhaitable quÕˆ tous les deux ou trois ans, la MRC exige un rapport de chaque municipalitŽ sur la faon dont les dŽveloppements rŽsidentiels, rŽcrŽotouristiques et commerciaux ont ŽtŽ effectuŽs et contr™lŽs durant cette pŽriode, et sur le suivi effectuŽ par chaque municipalitŽ sur le respect des principes de protection de lÕenvironnement, des paysages, des sites naturels, et plus gŽnŽralement des recommandations du SchŽma dÕamŽnagement. De plus, le cas ŽchŽant, la MRC devrait pouvoir exiger des actions correctives auprs des municipalitŽs.

 

b)-  Mise en oeuvre du Plan dÕamŽnagement et de gestion du Parc rŽgional du lac Taureau

 

Il apparait primordial et urgent que le Plan dÕamŽnagement du Parc rŽgional soit finalisŽ, en consultation avec les intervenants principaux dont lÕAPLT fait partie.  La mise sur pied du ComitŽ aviseur doit se faire dans les plus brefs dŽlais et son implication dans le Plan dÕamŽnagement et de gestion du Parc doit devenir effective.  Il importera aussi que les dŽcisions de ce comitŽ soient effectivement respectŽes par tous les intervenants du Ç milieu È, incluant les promoteurs des diffŽrents projets dÕamŽnagement de villŽgiature ou rŽcrŽotouristiques.   Il est ˆ noter que ce qui prŽcde prend une signification trs prŽcise dans le cas dÕun projet en cours de dŽveloppement, celui du centre de ski du Mont Renelle qui est proposŽ sur les rives du lac Taureau, en contradiction complte avec les principes de prŽservation des paysages tels que dŽfinis dans le SchŽma dÕamŽnagement de la MRC.

 

En conclusion, lÕAPLT ne peut que fŽliciter la MRC pour ses orientations gŽnŽrales ayant pour but dÕassurer un contr™le du dŽveloppement dans des rŽgions qui ont encore su garder leur caractre naturel.  Un  tel effort de surveillance  correspond ˆ la mission de lÕAPLT, et celle-ci a lÕintention de collaborer pleinement avec la MRC dans cet esprit, afin de conserver au lac Taureau et ˆ ses abords son caractre de nature sauvage qui en fait encore sa rŽputation, malgrŽ les multiples atteintes et dŽgradations subies ces dernires annŽes,

 

 

Le 12 juin 2006          

                                                                                       Le comitŽ exŽcutif

Association pour la protection du Lac Taureau Inc.

B.P. 1951, Saint-Michel-des-Saints, Qc J0K 3B0

c/o Daniel Tokateloff, secrŽtaire intŽrimaire

         1321, ch. Rondeau

Saint-Mchel-des-Saints, Qc

tŽl.: (450) 833-5187

 

 

 

 

 

 



[1]           "Perspectives d'amŽnagement et de dŽveloppement relatives ˆ la qualitŽ du milieu", p. II-468.

[2]           V. p. IV/120.

[3]           "Les lacs menacŽs" (Marco Fortier), Journal de MontrŽal, 6 juin 2006. V. aussi "La loi doit s'appliquer peu importe les inconvŽnients" (L.-G. Francoeur), Le Devoir, 6 juin 2006. Ce mme 6 juin, une partie de l'Žmission "Maisonneuve ˆ l'Žcoute" Žtait consacrŽe ˆ la dŽtŽrioration des lacs.

[4]           P. IV-94.